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  • L'Amour n'a pas de limite !

    45241e813e1f7c78d947101c4123415d.jpgLe cygne noir Petra coule de nouveau des jours heureux auprès de son pédalo, sur le lac de Münster, en Allemagne. Après avoir passé l'hiver dans le zoo de la ville, le cygne a retrouvé le pédalo dont il est tombé amoureux au printemps 2006, passant toutes ses journées auprès de lui.

    Source : FP PHOTO DDP/ CLEMENS BILAN

  • Fourniret 2éme jour

    La réforme Dati s'invite au procès
    60cb31f2f31c5cb24591f51b554dac82.jpg
    La deuxième journée d'audience est terminée. Fourniret a promis de réfléchir pendant le week-end au fait de tout de même s'exprimer, malgré l'absence de huis clos.
    A l'issue de l'audience, les familles des victimes se sont exprimées face à la presse. Soudées, elles affichent leur réponse au
    «pacte criminel»  scellé entre Fourniret et Olivier: «Aujourd'hui, il y a un pacte de solidarité entre les familles des victimes (...) on se connaît, on se voit souvent, on se soutient mutuellement», a déclaré Jean-Pierre Saison

    16h50:
    l'audience a repris. Le président précise le programme de la semaine prochaine qui devrait débuter par l'examen de l'affaire Mananya Thumpong.

    16h18:
    le président de la cour, Gilles Latapie, informe les accusés qu'ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité et suspend l'audience pour vingt minutes.

    16h10:
    un homme est sorti de la salle d'audience mise à disposition du public pour avoir utilisé son téléphone portable. Un rappel à la loi plus tard, c'est au tour d'une femme d'être conduite vers la porte alors que le ton monte entre elle et son voisin de derrière. On assiste à un procès comme on regarde la télévision.

    15h15/16h:
    les greffières égrènent à tour de rôle la longue liste des chefs d'inculpations à l'encontre cu couple.

    La dynamique du couple

    15h:
    Monique Olivier n'est pas soumise à Michel Fourniret mais a contribué à activer la perversité de celui-ci. «Chacun a eu besoin de l'autre pour faire valoir ses fantasmes», note la greffière. Et d'ajouter: «Dans l'interaction entre les deux partenaires, l'un et l'autre étaient tour à tour instrument et instrumentiste.»

    La personnalité de Monique Olivier

    14h50:
    Monique Olivier ne présente aucune déficience intellectuelle, note un expert belge qui la rencontre. Il décèle également une faible estime de soi et une incapacité à prendre des décisions. Une autre psychiatre, français, lui donne 131 de QI, un chiffre qui la classe dans la catégorie des surdoués. Sa force: savoir provoquer et utiliser la perversité des hommes à leur insu. Elle est consciente de la gravité des faits qui lui sont aujourd'hui reprochés. Elle est décrite comme «insensible à la douleur d'autrui» et «perverse». Les experts notent tous sa participation active aux crimes attribués ou reconnus par Michel Fourniret. Celui-ci semble s'ennuyer tandis que Monique Olivier garde la tête baissée. Les experts notent encore qu'elle ne craint pas vraiment Michel Fourniret et qu'elle semble avoir tiré avantage de sa vie quotidienne avec lui.

    14h45:
    au tour de Monique Olivier, issue d'un milieu modeste, mais non carencée sinon de l'affection de son père, selon les renseignements donnés par la greffière. Elle fait la connaissance d'André M., son premier mari, à 22 ans. De cette union sont nés deux enfants. Son père la décrit comme renfermée, têtue et capricieuse. Ses enfants la considèrent comme passive, craintive et vulnérable. A ce jour, son casier est vide, selon la greffière.

    La personnalité de Michel Olivier

    14h40:
    cynique et sans empathie: une nouvelle expertise, réalisée en 2005, précise la cruauté de Michel Fourniret. L'inceste dont il dit avoir été victime dans son enfance, par sa mère, pourrait être à l'origine de son fantasme de la virginité. Une thèse contestée par d'autres psychiatres qui pensent que ce fantasme n'est qu'une excuse pour passer à l'acte et tuer. Certains psychiatres notent une absence d'émotivité de Fourniret fasse aux victimes. Michel Fourniret présente toutes les caractéristiques du pervers sadique: ego surdimensionné, sentiment de toute puissance, absence d'empathie... Selon cette expertise, il n'est ni curable, ni réadaptable.

    14h35:
    un point sur les expertises psychiatriques. En 1966, en psychiatre, qui le voit après sa condamnation pour attouchements sur mineures, conclut que le tueur en série présumé était curable et réadaptable. En 2004, en Belgique, un autre expert le classe dans la catégories des manipulateurs, éprouvant des difficultés à élaborer une pensée logique, et indique qu'il représente une dangerosité car ne pouvant contrôler ses pulsions sexuelles. Il souligne également le caractère antisocial et son absence de sentiment envers les victimes.

    14h30:
    la greffière emploie plusieurs les qualificatifs «manipulateur» et «dominateur» pour le décrire.

    14h28:
    «travailleur, ambitieux, introverti mais prétentieux et imbus de lui-même au point de refuser certains travaux», voilà comment les anciens collègues de Michel Fourniret se souviennent de lui.

    14h22:
    l'audience reprend et s'ouvre sur une première analyse de la personnalité de Michel Fourniret. La greffière détaille la famille du tueur en série présumé, né à Sedan le 4 avril 1942. A l'évocation de la mort de son frère et de sa soeur, il ne bouge pas. Le parcours scolaire et professionnel de Michel Fourniret est ensuite expliqué.

    14h15:
    l'audience n'a toujours pas repris. Les avocats des parties civiles et des accusés ont repris leur place et attendent l'arrivée de la cour.

    11h31: Selon Me Didier Seban, cette manifestation est «justifiée». «Alors qu'un travail énorme a été fourni par les juges d'instructions qui ont travaillé sur cette affaire pour aboutir à ce procès, on nnonce la suppression de cette fonction dans ce tribunal, explique-t-il. Les habitants de Charleville-Mézières devront se rendre jusqu'à Reims pour voir leur dossier instruit. C'est une destruction des compétences.» Qu'en pensent les familles des victimes? «Elles estiment que le procès doit ce concentrer sur leur douleur, mais lorsqu'on leur explique les motivations des avocats, elles comprennent», assure-t-il.

    11h12:
    «les moyens financiers qui manquent cruellement à la justice ordinaire sont pourtant déployés pour une justice spectacle», déplore le barreau des Ardennes dans un communiqué, dénonçant le rejet de la création d'un pôle de l'instruction à Charleville-Mézières.

    11h:
    Le président de la confédération des bâtonniers, Me Pascal Eydoux, explique qu'il ne sagit pas de troubler le procès mais d'attirer l'attention sur une réforme décriée. A ses côtés, des avocats brandissent des panneaux indiquant leur barreau d'appartenance ou leurs réclamations.

    10h45:
    Sur la demande du bâtonnier, le président de la cour, Gilles Latapie, suspend la séance qui reprendra à 14h. A l'extérieur de la salle, une vingtaine d'avocats en robe manifestent contre la réforme de la carte judiciaire défedue par Rachida Dati.

    10h38:
    Michel Fourniret garde les bras croisés, les yeux clos. Ecoute-t-il l'exposé? Se remémore-t-il la scène? Se sent-il à ce point non concerné qu'il réfléchit à autre chose ou somnole?

    L'évocation des meurtres de Mananya Thumpong et Cécile Saison

    10h28:
    Au tour de l'affaire Mananya Thumpong, 13 ans, enlevée le 5 mai 2001, à Sedan, alors qu'elle revenait de la médiathèque. Ses ossements ont été retrouvés en Belgique, dans le bois de Nollevaux, à une trentaine de kilomètres de la ville. Un bout de cheveu noir lui appartenant sera retrouvé dans la camionnette de Michel Fourniret.

    10h20: A plusieurs reprises, la greffière précise que Michel Fourniret demande à sa victime de le supplier de la violer. Lors d'une audition par des enquêteurs, Monique Olivier avait affirmé que le tueur en série présumé n'était pas du genre à forcer la main mais tirait une jouissance à être supplié par les femmes pour avoir des rapports sexuels.

    10h18: Vêtu comme la veille, Michel Fourniret arbore toujours un air distant, presque ennuyé, tandis que Monique Olivier adopte la même attitude effacée, presque craintive.

    >> Pour tout comprendre de l'affaire, cliquez ici.

    10h10: la greffière détaille l'enlèvement et le meurtre de Céline Saison, 18 ans, morte peu après avoir passé une épreuve du Bac. Selon l'exposé des faits, Michel Fourniret la viole avant de lui dire qu'il ne peut la laisser en vie car elle risquait de le reconnaître.

    Recours à la contrainte
    10h05:
    Après que le président Gilles Latapie a ouvert la séance du deuxième jour du procès de Michel Fourniret et Monque Olivier, le ministère public prend la parole et fustige le comportement du tueur en série présumé la veille. L'appelant à «un peu de décence», le magistrat lui rappelle sèchement que, «depuis quatre ans, vous ne contrôlez plus rien, vous n'avez pas le droit d'imposer ce que vous voulez, alors cessez.» Et de préciser
    que Michel Fourniret serait «amené de force» chaque jour à son procès, alors qu'il a fallu recourir à la contrainte pour qu'il soit présent ce vendredi au deuxième jour d'audience.

    Sandrine Cochard, à Charleville-Mézières


    20Minutes.fr, éditions du 28/03/2008 - 09h41

  • Fourniret 1er jour du procès

    ec3d987bc2e6f72a94c7fef3d02edf1d.jpg18h55 Le contenu du parchemin remis par Michel Fourniret au président du tribunal a été remis à la presse. «Difficile de prendre la parole quand tout ce que l'on a à dire n'est pas plus beau que le silence», écrit le tueur en série présumé. Celui qui veut «s'adresser aux familles des victimes» et qui se dit «dénué de tout sentiment humain», écrit «obéir seulement à ne pas bercer d'illusions les familles Mouzin, Domèce et Parrish [pour ces deux dernières, il est mis en examen en dehors de l'actuel procès]». Concernant son épouse Monique Olivier, il écrit qu'elle «ne fut pour moi qu'un objet que mon absence de scrupules manipulât constamment par un jeu pervers». L'accusé cite également un célèbre adage: «les paroles s'en vont, les écrits restent.»

    18h10 L'audience est levée jusqu'à vendredi 10h. Me Thierry Moser, avocat de la partie civile fait le point sur la journée. Le fameux parchemin? L'avocat préfère traiter l'histoire avec ironie: «Je n'ai pas encore lu la prose, je ne sais pas encore si c'est du Flaubert!» Plus sérieusement, le juriste décrypte le personnage Michel Fourniret: «Cet homme s'apitoie sur lui-même, c'est méprisable. Il n'aime que lui-même et, encore une fois, il se montre tel qu'il est.» Monique Olivier? «Elle joue la carte de l'effacement et de la discrétion. Elle n'est pas sotte, loin de là. Mais le stratagème ne réussira pas: nous, les avocats des parties civiles, diront quel a été son vrai rôle.» La première journée d'audience a été consacrée à l'exposé des faits. Une expérience douloureuse pour les familles des victimes, «même si elles s'y étaient préparées».

    Me Seban est également présent, à l'extérieur du tribunal. Il répond aux journalistes, le fameux parchemin photocopié dans les mains. Un document très long, 6 pages en format A3. Pour l'avocat, c'est simple: «C'est du charabia. Michel Fourniret se dit victime de la surmédiatisation de son procès, il veut un dialogue bilatéral avec chaque famille de victimes.» Comme Me Moser, Me Seban souligne le narcissisme de l'accusé: «Quand il dit qu'il est prêt à se faire couper la tête, c'est du narcissisme, il n'est tourné que vers lui-même, sans aucun remords envers les familles.»


    >> Retrouvez l'interview de Me Didier Seban, avocat de la famille Desramault.

    17h47
    : Le président affirme qu'il va fournir le document qu'il lui a été remis le matin par Michel Fourniret aux avocats des parties civiles. Et lève la séance, qui reprendra vendredi matin à 10h.

    17h40: le président de la cour demande désormais aux parties civiles si elles souhaitent observer une courte pause entre les affaires égrénées. Face aux refus de plusieurs d'entre elles, il autorise le parquet à enchaîner plus rapidement l'exposé des affaires. La longue litanie des crimes reprochés à Michel Fourniret et Monique Olivier peut continuer.

    17h25: C'est par «sa présence rassurante» que Monique Olivier à contribué à attirer dans le véhicule conduit par Michel Fourniret ses victimes, explique le parquet à plusieurs reprises. Une expression qui sonne bizarrement, au prisme des meurtres avoués.

    16h55: après une courte pause, la cour écoute à présent l'exposé de la disparition d'Elisabeth Brichet, 12 ans, enlevée le 20 décembre 1989. Fourniret reste bras croisés, secoue la tête à l'évocation de sa tentative de viol, respire profondément et ce redresse sur son banc. Des signes d'impatience de plus en plus fréquents.

    >> A lire: Qui sont les victimes de Michel Fourniret?

    16h35: les débats reprennent avec l'exposé de l'affaire Jeanne-Marie Desramault, seul cas pour lequel Monique Olivier est poursuivi à la fois pour complicité et comme co-auteur. Lors d'interrogatoires, Monique Olivier a minimisé son rôle, assurant ne pas avoir fait le guet pendant que Michel Fourniret étranglait Jeanne-Marie. Accusée d'avoir bâillonner la jeune fille, elle a nié être celle qui avait collé les bandes sur la bouche et le nez de la victime devant les enquêteurs, rejetant la faute sur son mari.

    >> Retrouvez l'interview de Me Didier Seban, avocat de la famille Desramault.

    15h40: le rôle de Monique Olivier est au coeur de l'exposé des faits. Alors enceinte de huit mois, la femme de Michel Fourniret a-t-elle vérifier elle-même la virginité de Fabienne Leroy? At-telle assisté à son viol puis à son meurtre? Les parties civiles demandent une suspension d'audience, acceptée par le Gilles Latapie. Les débats reprendont à 16h30.

    >> A lire: Qui sont les victimes de Michel Fourniret?

    15h20
    : face aux détails précis, et éprouvants, donnés par le parquet, le président de la cour de Charleville-Mézières demande une pause entre l'exposé de chaque affaire. Il en profite pour faire un court point de droit avant de repasser la parole au parquet pour l'exposé de l'affaire Fabienne Leroy.

    15h10: au tour de l'affaire Isabelle Laville d'être détaillée. Face à l'exposé des faits, deux attitudes différentes: alors que Michel Fourniret se tient droit, fermement adossé contre le dossier de son banc, les bras croisés ou prenant quelques notes, Monique Olivier reste tête baissée, les épaules avachies, parfaitement immobile. Le parquet souligne les déclarations contradictoires de cette dernière: alors qu'elle avait reconnu avoir administré les calmants à Isabelle Laville, elle est revenu sur ses paroles plus tard.

    15h: la greffière continue son exposé des faits. Dans le véhicule blanc qui servait à la «chasse», les enquêteurs découvrent des traces de sang, des préservatifs, des ampoules d'éther ou encore un masque inhalateur pour enfant. Le parquet évoque également le projet d'assassiner André M. premier mari de Monique Olivier, projet jeté sur le papier lors de leur correspondance, en 1987. Les deux accusés ne bronchent pas.

    >> Pour tout comprendre de l'affaire, cliquez ici.

    14h43: Alors que la greffière poursuit le récit de l'enlèvement de Marie-Ascencion, Michel Fourniret reste impassible. La cour pointe les déclarations contradictoires du tueur en série présumé, qui est revenu sur ses déclarations après avoir reconnu les faits. Michel Fourniret rejette avoir prémédité son enlèvement bien que la jeune fille a affirmé aux enquêteurs qu'il connaissait les lieux où elle se rendait.

    >> A lire: Qui sont les victimes de Michel Fourniret?

    14h30: L'audience reprend. La cour, par la voix de deux greffières, revient sur les circonstances de l'arrestation de Michel Fourniret, en 2003, en détaillant comment Marie-Ascencion a été enlevé et séquestrée avant de s'échapper. La jeune fille, âgée de 13 ans, est ensuite été recueillie sur la route par une automobiliste qui, en croisant le véhicule dans lequel Marie-Ascencion avait été séquestrée, avait noté le numéro de la plaque. Une vérification plus tard, les enquêteurs découvrent que l'utilitaire blanc est au nom de Monique Olivier.
    12h20: Jean-Frédérick Deliège, journaliste belge à «Le Soir Magazine» explique poiurquoi toute la presse belge est mobilisée sur ce procès: « C'est une affaire qui a éclaté chez nous, juste à la fin du procès Dutroux. C'est aussi un dossier de tueur en série, dont nous n'avons pas l'habitude en Belgique. Ce procès est le symbole de la collaboration judiciaire et policière franco-belge.»

    12h15: Me Alain Behr, l'avocat de la famille Laville fait le bilan de cette première matinée d'audience: «C'est la premère fois que la mère d'Isabelle Laville voyait Michel Fourniret. Imaginez ce qu'il peut se passer dans la tête et dans le coeur d'une maman qui se trouve à quelques mètres de l'assassin de sa fille. L'attitude de Fourniret était assez prévisible, c'est lui qui mène le débat. Je comprends pourquoi il veut que le procès se déroule à huis-clos. Commettre des crimes est une chose, les assumer devant un tribunal et les familles des victimes en est une autre.»

    12h07: Me Didier Seban, avocat de la famille Desramault, réagit au refus de parler de Michel Fourniret et à sa demande de huis-clos: «Un huis-clos est inevisageable. ( Ses silences, son papier pour communiquer...), ce sont des pitreries qu'il ne tiendra pas longtemps. Michel Fourniret veut signifier qu'il commande et que c'est lui qui donne le tempo au procès. »

    12h: L'audience est suspendue, elle reprendra à 14h.

    11h47: Le premier mari de Monique Olivier André M., veut se faire excuser pour problèmes de santé, invoquant une opération à coeur ouvert récente. L'avocat de la famille d'Isabelle Laville, disparue deux mois parès la sortie de prison de Michel Fourniret, s'y oppose. Il est rejoint par le ministère public qui est prêt à lui proposer une témoignage par visioconférence. Le président de la cour demande donc une expertise médicale à son sujet afin de vérifier son état de santé.

    Toutes les parties s'accordent en revanche à renoncer au témoignage du frère de Monique Olivier, convalescent.

    >> Pour tout comprendre de l'affaire, cliquez ici.

    11h20-11h40: La cour rappelle le nom de tous les témoins et experts, cités à comparaître tout au long du procès, pour donner leur éclairage sur l'affaire. Ce sont des proches des victimes ou des accusés, des enquêteurs ou des médecins.

    11h05-11h17: chaque avocat qui travaille pour les parties civile égrène le nom de ses clients. En tout, ils sont une quinzaine à se constituer partie civile. Certains sont également conseils pour des association de défense de l'enfance.

    >> Retrouvez l'interview de Me Didier Seban, avocat de la famille Desramault.

    11h05: les jurés prêtent serment.

    10h55: Un juré s'étant fait excuser, son état de santé ne lui permettant pas d'assister à l'audience, le Président tire au sort 6 autres personnes pour assister aux débats.

    10h48: comme attendu, Michel Fourniret se met en scène et fait parvenir un papier au Président. Il prend la parole: «Vu que je ne peux prendre la parole, je vous demande de bien vouloir lire cet exposé.» Le Président décline, ironisant sur ce document qui a l'air «formidablement écrit».

    >> A lire: Qui sont les victimes de Michel Fourniret?

    10h50: Monique Olivier répond aux questions du Président et décline son identité. Elle a les cheveurx courts et gris, porte un pull blanc à col roulé sous un sweat gris. Elle semble disposée à ne pas contrarier les débats.

    >> Voir le portrait de Michel Fourniret et celui de Monique Olivier.

    10h40: «Sans huis clos, bouche cousue» En pull bleu clair, barbe blanche et lunettes rondes sur le nez, Michel Fourniret refuse de s’exprimer devant la cour et ne répond pas aux questions du président, se bornant, à chaque question, à brandir une feuille de papier sur laquelle il a écrit ces mots à la main ou à secouer la tête pour signifier son opposition à ce procès. Il est installé à l'extrême gauche du box des accusé. Deux policiers plus loin, Monique Olivier attend son tour.

    10h33: Michel Fourniret entre dans la salle.

    10h32: le Président de la cour rappelle qu’il est strictement interdit d’enregistrer du sons ou des images dans la salle d’audience. Il précise que, conformément au souhait de Michel Fourniret, qui ne voulait pas être photographié, le tueur en série présumé entrera dans la salle d'audience après le départ des phtotographes et des caméras.

    9h50: les gendarmes chargés d'assurer la sécurité sont briefés: surveiller le public afin de s'assurer que personnes ne filme l'audience avec son téléphone portable.

    9h20: le public, venu nombreux, est invité à assister aux débats sous un chapiteau, juste à côté du palais de justice, où l'audience sera retransmise en direct.

    8h45: arrivée au Palais de justice de Charleville-Mézières, déjà noir de monde.

  • Cécilia Attias tout en sourire

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    Ce n’est pas Pâques pour tout le monde. Pour Cécilia Ciganer-Albéniz, ex-épouse du président français Nicolas Sarkozy, et le publicitaire Richard Attias, ce dimanche est la date de leur mariage, qu’ils célèbrent au Rockefeller Center, au coeur de New York.

    Selon le programme des festivités, la cérémonie de mariage a lieu dans la nuit de dimanche à lundi (à partir de minuit, heure française) dans le célèbre restaurant Art Déco au 65e étage du Rockefeller Center, suivie d'un cocktail et d'un dîner de gala avec les quelque 150 invités du couple.
    Parmi eux, les enfants des précédentes unions des nouveaux mariés, dont Louis, 10 ans, le fils que Cécilia a eu avec Nicolas Sarkozy.

    Les détails de la cérémonie restent secrets et certaines rumeurs avaient évoqué une cérémonie religieuse dans une synagogue de New York, mais le programme n’en fait pas état.

  • Bouffon-bling-bling

    Les «bouffonneries médiatisées et peu présidentielles» de Sarkozy

    «M. Sarkozy a été puni pour toutes les bouffonneries médiatisées et peu présidentielles qui lui ont valu le sobriquet de "président Bling-Bling"». Qui l’écrit? L’éditorialiste du très reconnu New York Times.

    «Pour un homme politique qui a travaillé si longtemps et si dur pour arriver à l'Elysée, M. Sarkozy a démontré de curieuses notions sur comment se conduire une fois dans la place», ajoute le journal. Un comportement qui lui a valu «la couverture de 252 magazines en 2007».

    Discipline

    Et d’énumérer son «divorce tumultueux et son remariage presque immédiat», la brusque interruption de son interview sur la chaîne américaine CBS, l’insulte à son porte-parole qualifié «d'imbécile» et «sa remarque grossière à un type refusant de lui serrer la main».

    Nicolas Sarkozy «est de loin trop bouillonnant pour devenir un clone de ses pompeux et graves prédécesseurs mais lorsque la conduite d'un homme politique interfère avec sa mission, il est temps d'appliquer une dose de discipline», conclut le NYT.

    Avec agence

    20Minutes.fr, éditions du 22/03/2008 - 18h25
    dernière mise à jour : 22/03/2008 - 18h25

  • Le mariage de Cécilia

    PARIS MATCH REFUSE UN SCOOP, POUR NE PAS FROISER SARKOZY ?

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    Olivier Royant craindrait-il de subir le sort de son prédécesseur, Alain Genestar? Le directeur de la rédaction de Paris Match vient de refuser un scoop que deux de ses journalistes lui apportaient sur un plateau d'argent. Le genre de scoop qui n'aurait pas bouleversé la marche du monde, loin s'en faut. Mais qui aurait très certainement propulsé les ventes de l'hebdomadaire vers des sommets et rendu jaloux tout ce que la planète compte de journalistes "people": suivre de l'intérieur le mariage de Cécilia Ciganer Albeniz ex-Sarkozy avec Richard Attias. La fête débute ce vendredi et se poursuivra jusqu'à dimanche, entre le Connecticut et New York.

     

    La semaine dernière, un journaliste et un photographe de Match étaient à Dakar pour couvrir le sommet de l'Organisation de la conférence islamique. On ne sait pas si l'hebdo publiera une analyse sur la dimension politique de cet événement, qui a rassemblé 57 chefs d'Etat.

     

    En revanche, un portrait de l'organisateur devrait paraître la semaine prochaine: Richard Attias, PDG de l'agence événementielle Publicis Live, a été croqué "in situ", en plein travail, par les deux journalistes. Il les a d'ailleurs invités à déjeuner, avec sa promise, Cécilia. Pendant le repas, le couple propose aux journalistes de suivre leurs noces de l'intérieur. Et promet qu'ils seront les seuls dans ce cas.

     

    Contrairement à tout rédacteur en chef normalement constitué, Olivier Royant n'a pas sauté de joie quand il a appris la nouvelle. Il a même refusé la proposition. Match ne suivra pas la fête en exclusivité. Alors que des journalistes maison lui apportaient un scoop, la rédaction en chef préfère être logée à la même enseigne que le reste de la presse spécialisée dans les heurs et malheurs des "grands de ce monde", en restant à l'extérieur de la noce. Match enverra des paparazzis considérés comme les plus chers de la place parisienne. Résumons: l'hebdo aura moins bien pour plus cher.

     

    Mais comment expliquer une décision si farfelue? Joint par Rue89, Olivier Royant nous a renvoyé vers Laurent Valdiguié, un des rédacteurs en chef du magazine. Lequel nous a déclaré: "La chaîne de tout ce que vous dites n'est pas tout à fait vraie", tout en refusant de nous dire ce qui serait "vrai". Selon nos informations, Royant a pourtant dû expliquer sa décision devant la rédaction.

     

    La raison se trouve peut-être dans le funeste sort d'Alain Genestar. Alors qu'il dirigeait la rédaction de Paris Match, il avait publié un reportage montrant Richard Attias à New York en amoureuse posture avec celle qui était encore l'épouse de Nicolas Sarkozy. Paris Match appartenant à Lagardère, dont le patron Arnaud se considère comme le "frère" du mari trompé, la carrière d'Alain Genestar dans ce groupe avait fait long feu.

     

    Trois ans plus tard, l'eau a coulé sous le pont des Soupirs, Cécilia épouse son amant, son ex-mari a déjà convolé avec une autre. Et les dirigeants de Lagardère ont retenu la leçon: plutôt que de froisser la susceptibilité du Président, mieux vaut s'autocensurer. Tant pis si ça coûte plus cher en rapportant moins, et si les lecteurs de Match, qui avaient eu droit à un reportage dithyrambique "dans la vie de Nicolas Sarkozy", échapperont à l'intimité d'un moment si romantique.

     

     

  • Le gardien du Net

    b5edc46744f0e498b342aca6d55866b0.jpgBizutage sauvage d'un Sarkoboy dans la blogosphère

    Sois le bienvenu dans la blogosphère, étranger, si tu cherches des crosses, tu récolteras des posts ! A peine nommé comme « veilleur » du Net auprès de l'Elysée, Nicolas Princen s'est fait bizuter. Création de groupes sur Facebook (« Surveille moi tout Nicolas !), posts appelant à un « dépucelage 2.0 » du jeune homme - inconnu du petit monde des activistes du Net.
    Y aurait-il une petite erreur de com derrière tout ce Web-binz ? Le blogueur Versac constate qu'« il y a une certaine naïveté et amateurisme à donner son nom... Surtout, son travail est présenté comme une pure défense contre Internet, vu comme un nid à rumeurs, au lieu de le considérer comme un lieu d'écoute. »
    Autheuil, de son côté, constate que « c'est une mise en condition, il apprend la viralité. Après, si son rôle est de faire une revue de Web comme d'autres font de la veille de presse, il a raison de garder le silence. Mais s'il veut devenir un navire amiral de l'info sur Internet, un point de ralliement des blogs, il doit faire ses preuves ! » Sinon, gare au retour de blogs.

    Anne Kerloc'h - ©2008 20 minutes
    20 Minutes, éditions du 20/03/2008 - 07h11

  • La fin du SMS qui tue

    Nicolas Sarkozy retire sa plainte dans l'affaire du supposé SMS

    PARIS (Reuters) - Le président Nicolas Sarkozy a retiré sa plainte pour faux contre Le Nouvel Observateur visant un article relatif à un SMS qu'il aurait envoyé à son ex-épouse Cécilia juste avant son remariage, annonce sa nouvelle épouse Carla Bruni-Sarkozy dans Le Monde daté de jeudi.

    Il a pris cette décision après que le journaliste impliqué, Airy Routier, ait présenté ses excuses à Carla Bruni-Sarkozy.
    "Désormais l'affaire du faux SMS est close, mon mari vient de retirer sa plainte contre Le Nouvel Observateur, après réception de la lettre d'excuses que Airy Routier m'a adressée", écrit Carla Bruni-Sarkozy dans une tribune publiée par le quotidien, intitulée "Halte à la calomnie".
    Contacté par nouvelobs.com, Airy Routier maintient que le SMS contesté est authentique.
    "Je n'ai absolument pas modifié ma position sur l'authenticité du SMS contesté. Je me suis contenté, dans une lettre privée adressée à Carla Bruni-Sarkozy de ma propre initiative, de lui dire mes regrets de l'avoir blessée à titre personnel par cette publication", déclare-t-il.
    Le parquet de Paris peut en théorie toujours poursuivre la procédure judiciaire, même en l'absence de plainte, mais elle sera selon toute vraisemblance classée sans suite, a-t-on expliqué de source judiciaire.

    L'HYSTÉRIE DE L'ÉPOQUE
    Dans sa tribune au Monde, Carla Bruni-Sarkozy, citant à la fois Beaumarchais et l'humoriste Gad Elmaleh, se défend de vouloir faire une "leçon de déontologie" mais estime qu'Airy Routier "sanctifie la rumeur et prend ses désirs pour des réalités".
    "Si, tel le pire des magazines trash, Le Nouvel Observateur n'observe plus mais invente ce qu'il raconte, quel rempart nous reste-t-il contre l'hystérie de l'époque ?", s'interroge-t-elle.
    En attaquant le site internet du magazine, "mon mari ne s'en prend pas à la liberté de la presse - qu'il a toujours ardemment défendue, qu'on se souvienne pour cela de l'affaire des caricatures de Charlie Hebdo - , mais au droit de dire et d'écrire n'importe quoi. De ce point de vue, loin de se conduire en despote, c'est la liberté de chacun qu'il protège", assure-t-elle.
    L'enquête n'a pas permis de faire la lumière sur la véracité de l'épisode. Dans l'article publié le 6 février sur le site internet du magazine, Airy Routier écrivait que pendant les préparatifs de son mariage avec Carla Bruni, intervenu le 2 février, le chef de l'Etat avait écrit dans un SMS à Cécilia, dont il a divorcé en octobre : "si tu reviens, j'annule tout." Le parquet de Paris, saisi d'une plainte pour "faux" du chef de l'Etat, a fait auditionner par la police judiciaire le journaliste, qui a dit avoir écrit son article sur la base "d'informations verbales fiables". Cécilia Ciganer-Albeniz a été entendue et dit n'avoir jamais reçu de texto contenant le message en question.
    La direction du Nouvel Observateur prend acte mercredi du fait que Cécilia Ciganer-Albéniz aurait confié aux policiers n'avoir jamais reçu le message contestée et répète que ce "confidentiel" n'aurait jamais dû être publié sur son site. Elle estime néanmoins que la bonne foi de son journaliste "reste entière" et que les poursuites engagées contre lui, "en totale dérogation avec le droit de la presse" sont "à la fois disproportionnées et injustifiées." L'affaire a suscité des débats sur le rôle de la presse. Tout en critiquant la procédure judiciaire, le cofondateur du Nouvel Observateur Jean Daniel a jugé que la publication était une erreur car selon lui la presse n'a pas à entrer ainsi dans la vie privée et violer le secret des correspondances.
    D'autres journalistes, au Nouvel Observateur et ailleurs, ont soutenu que l'information, si elle était authentique, était digne de publication, car elle éclairait la psychologie du premier personnage de l'Etat.

    Thierry Lévêque, Gérard Bon
  • Etre locataire, une vraie chance


  • Le dernier Poilu

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    PARIS (AFP) - C'était le dernier d'une immense cohorte, celle des 8,5 millions de soldats français de la Grande guerre: Lazare Ponticelli , dernier poilu survivant de l'un des conflits les plus meurtriers de l'Histoire, s'est éteint mercredi à l'âge de 110 ans au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne).

     

    Lazare Ponticelli, dernier légionnaire de la Grande guerre, est décédé à 12H45 le 12 mars 2008 au domicile de sa fille, sept semaines après Louis de Cazenave, mort le 20 janvier, également à 110 ans.

     

    Dans un communiqué, le président Nicolas Sarkozy a "exprimé la profonde émotion et l'infinie tristesse de l'ensemble de la Nation ".

     

    Un "hommage national" sera rendu à Lazare Ponticelli et à l'ensemble de ses camarades de combat lors d'une messe aux Invalides, en présence de légionnaires et de soldats en uniforme de poilus, à une date non précisée, a annoncé à l'AFP le secrétaire d'Etat aux anciens combattants Alain Marleix.

     

    Longtemps réticent, Lazare Ponticelli avait consenti peu de temps avant de s'éteindre qu'un tel hommage soit organisé par l'Etat, à la condition qu'il englobe expressément l'ensemble de ses camarades de combat.

     

    Il ne resterait désormais dans le monde que huit survivants de la Première guerre mondiale ayant réellement combattu, selon le recensement effectué par Frédéric Mathieu, concepteur du site spécialisé Derdesders, et les bureaux de l'AFP.

     

    Avec Lazare Ponticelli disparaît le dernier combattant en France de la guerre de 1914-1918, qui fit dix millions de morts , dont 1,4 million de soldats français: paysans, employés, instituteurs, ouvriers, bretons ou auvergnats, tirailleurs marocains ou sénégalais, tués sur les coteaux de la Marne , dans les tranchées de Verdun ou du Chemin des Dames.

     

    Avec 1,4 million de soldats "morts pour la France ", la France a connu une saignée sans précédent: 900 morts en moyenne par jour durant les 51 mois de guerre, du 1er août 1914 au 11 novembre 1918, avec 20.000 tués pour la seule journée du 22 août 1914 en Lorraine.

     

    1,4 million de morts et aussi 3 millions de blessés, dont 1 million d'invalides, amputés ou gazés et 15.000 "Gueules cassées", ces soldats défigurés qui vont rappeler durant des années ce conflit aux Français.

     

    1,4 million de morts et aussi des centaines de milliers de veuves et d'orphelins. Des centaines de milliers de femmes qui remplacent les hommes, partis au front, dans les usines d'armement, les écoles et les hôpitaux.

     

    1,4 million de morts et presque autant de noms inscrits sur les monuments aux morts des 36.000 communes de France, dont une quinzaine seulement n'érigèrent pas de monument car aucun soldat du village n'avait été tué. Mais aussi les mots "Tu ne tueras point" inscrits sur le monument aux morts d'Avion (Pas-de-Calais), ou "Maudite soit la guerre" sur celui de Gentioux (Creuse).

     

    1,4 million de morts, dont des milliers de disparus ou jamais identifiés dans la boue de la Marne ou de Verdun, symbolisés par le Soldat Inconnu qui repose sous la voûte de l'Arc de Triomphe.

     

    1,4 million de morts, la grande majorité dans la "zone rouge" allant de la Mer du Nord à la Suisse avec ces noms gravés dans l'Histoire de France: la bataille de la Marne et ses taxis (septembre 1914); le Bois des Caures, les forts de Douaumont et de Vaux, la "Voie Sacrée" à Verdun (février-décembre 1916); le Chemin des Dames (printemps 1917) et l'échec sanglant de l'offensive Nivelle suivis de mutineries.

     

    1,4 million de morts et les 675 soldats fusillés sous l'uniforme français pour désertion, mutinerie, refus d'obéissance, ou crimes de droit commun, dont 49 au printemps 1917 au Chemin des Dames.

     

    1,4 million de morts, dont le soldat Pierre-Auguste Trébuchon, tué sur les bords de la Meuse le 11 novembre 1918 à 10h50, dix minutes avant la sonnerie du cessez-le-feu à la onzième heure du onzième jour du onzième mois de 1918.

     

    "Plus jamais ça", dirent alors certains poilus. D'autres affirmèrent que cette guerre serait "la der des ders"...

     

  • La Reine d'Angleterre pas Bling-Bling

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  • Elections 09/03/2008

     

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     Pas de raz-de-marée rose mais une grosse vague rose à Paris, où le PS devra composer avec le Modem.

  • Pourquoi les Italiens se touchent les couilles...

    La plus haute cour d’appel italienne a tranché: un ouvrier de 42 ans a violé la loi en «touchant de façon ostentatoire ses parties génitales à travers ses vêtements». Il doit payer une amende de 200 euros, comme le raconte le Telegraph de vendredi. Le journal britannique explique aussi que c’est courant pour les mâles italiens de tenir ainsi leur entrejambe. Ca relève de la superstition: le geste protègerait de la malchance… Mais qu’est-ce que l’entrejambe peut bien avoir à voir avec la chance???

    C’est le siège de la fertilité. Se toucher l’entrejambe date au moins de l’époque romaine préchrétienne. C’est étroitement lié à une autre superstition appelée «l’œil du diable» - la croyance que quelqu’un d’envieux peut vous faire du mal, à vous ou à vos enfants, simplement par le regard. Les anthropologues culturels supposent que les hommes essaient ainsi de contrer le mal. En protégeant leurs organes génitaux, ils protègent leur atout le plus précieux: le futur fruit de leurs entrailles. Au cours des siècles, cette pratique a évolué. Les hommes couvrent leurs organes reproducteurs non seulement pour se défendre contre la malveillance directe, mais aussi en présence de quelque chose de sinistre, comme un cortège funèbre.

    De nos jours, les Italiens s’agrippent aussi à leur sexe dans des situations risquées, comme une partie de poker à gros enjeu. Dans ce cas, ce geste n’est pas un mécanisme de défense contre la malchance, mais une façon de s’attirer la chance. Une pratique qui relève une fois encore de la croyance populaire que le phallus porte chance parce qu’il est la source de la masculinité et de la reproduction.

    Comme alternative à se toucher l’entrejambe, les Italiens ont parfois recours à des amulettes phalliques ou à des gestes qui datent aussi de l’ère païenne. Les Romains de l’Antiquité portaient à leur poignet ou à leur cou une breloque en forme de phallus appelée «fasinus»; les Italiens d’aujourd’hui portent parfois un «corno», un objet en forme de corne. Depuis des siècles, les Italiens font un signe horizontal en forme de corne, le «mano cornuta», pour repousser leurs adversaires: ils lèvent leur index et leur petit doigt, et le pouce tient les deux autres doigts repliés. Quand le même geste est dirigé vers le haut, c’est le symbole du cocu.

    Le fait de se tenir l’entrejambe ou de porter un «corno» peut s’avérer bien utile pour les Italiens quand ils tombent sur des signes qui portent malheur, comme une bonne sœur ou le nombre 17. Les religieuses sont associées à des lieux de mauvais augure - les cimetières, les hôpitaux. Il y a plusieurs théories à propos de la superstition sur le 17. Si le 1 est tracé un peu en dessous du 7, le nombre ressemble à un pendu. Et en chiffres romains, XVII est un anagramme du mot latin «vixi», le verbe vivre au passé. Beaucoup d’inscriptions sur les tombes commencent par ce terme ; il est donc lié, par extension, à la mort.


    Juliet Lapidos. Traduction 20minutes


    20Minutes.fr, éditions du 07/03/2008 - 17h52

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